Texte libre

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Ce blog est destiné à recueillir des impressions sur mes différentes lectures!

Comme tous les passionnés, il m'arrive de ne pouvoir faire autre chose que de lire et de ne point lâcher mon livre tant qu'il n'est pas terminé!

Les livres que je propose n'entrent pas dans une catégorie particulière. Vous pourrez trouver aussi bien des romans que des ouvrages sur la politique. J'en présente parfois un résumé ou quelques éléments qui en suggérent le contenu, une certaine façon de créer une complicité avec ceux qui connaissent déjà ces  lectures et pour ceux qui les découvrent de leur donner envie de s'y "plonger"!

Ce blog n'est  en aucun cas orienté.

Mes choix se font au hasard de mes flâneries dans les librairies, par rapport à l'actualité du livre ou bien par mes coups de coeur.

          Liliane  
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Concours

Conte

Mercredi 3 mai 2006

 

Les Chevaliers du Subjonctif d’Erik Orsenna

 

          Pour les amoureux de la langue française, ce livre est un enchantement. En fait, c’est la suite de « La grammaire est une chanson douce » que je vais m’empresser d’acquérir ! Merci Monsieur Orsenna de nous offrir de telles histoires ! 

C’est un livre que l’on savoure mot à mot, rafraîchissant à souhaits par la présence de l’espiègle Jeanne, 12 ans, qui enquête sur une question vitale : Qu’est-ce que l’amour ? Cet état mystérieux qui transforme les êtres dont Madame Jargonos, la revêche inspectrice de l’Education Nationale… 

Jeanne va faire de drôles de rencontres en menant cette recherche. On va découvrir des lieux très particuliers où les bateaux sont des verbes et  les îles, des modes. L’île du subjonctif,elle, abrite des rebelles et des insoumis car le Subjonctif est le mode  du désir, de l’attente, de l’imaginaire…  

 

         A mettre dans toutes les mains !  

 

         En outre, ce livre (Poche) est parsemé de très jolies illustrations ce qui peut le rendre encore plus attrayant pour un jeune lecteur.  

 

Extraits : 

…  «  -Ce sont des avocats Jeanne. Autrefois, ils exerçaient le métier le plus utile du monde : les avocats défendent les plus faibles, les attaqués. Maintenant, comme Nécrole a fermé les tribunaux, ils n’ont plus rien à faire et donc plus rien à manger. Alors ils inventent des menaces, pour garder de la clientèle…  

 

…Décidément je hais le conditionnel ! 

- Absolument d’accord, Amandine, je vous suis les yeux fermés. Mais pourriez-vous m’expliquer cette détestation du conditionnel ?  

-Le conditionnel ne fait jamais, jamais confiance. Le conditionnel n’arrête pas d’imaginer le contraire de ce qui se passe….  

 

…Je ne suis pas du genre à renoncer. Je me mis à réfléchir tout haut. C’est une méthode que je recommande. Je l’utilise souvent. Les pensées qui restent emprisonnées dans le cerveau manquent d’air. Celles que l’on fait  passer dans la bouche et jette dans l’air respirent mieux, forcément et gagnent en clarté… »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Par Liliane
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Dimanche 14 mai 2006

La grammaire est une chanson douce

d’Erik Orsenna

 

 

  

L’histoire :   

            Jeanne, 12 ans, et son frère Thomas, quatorze ans, habitent l’Europe, chez leur mère. Régulièrement, pour aller passer des vacances avec leur père, ils traversent l’Atlantique en paquebot.

            Cette année-là, une tempête les surprend, si terrible qu’ils font naufrage. Ils se retrouvent sur une île étrange, une île dont les habitants sont les mots.

            En leur compagnie joyeuse et chantante, la vie serait belle s’il ne fallait lutter contre deux personnages néfastes, ennemis du bonheur : Nécrole, le dictateur, et l’inspectrice Jargonos, son adjointe. 

 

  Mon avis: 

          Histoire légère  et pleine d’humour grâce à la petite Jeanne, à l’esprit malicieux, subtilement écrite par un amoureux des mots qui nous oblige avec finesse  à nous arrêter sur quelques uns.

            C’est pourtant vrai…faisons-nous toujours attention aux mots que nous employons pour ne pas qu’ils « assassinent »… bien les choisir pour ne pas qu’ils nous trahissent ?…ne  banalisons- nous pas trop certains jusqu’à les dénaturer ? Ne laissons-nous pas échapper, parfois,  certains mots, pour se rendre compte, trop tard, que leur portée dépassait largement notre pensée ? Pourtant si le mot est bien choisi, un banal dialogue peut se transformer en une merveilleuse rencontre amoureuse…Chaque mot, parce qu’il aura été appréhendé avec soin dans toutes ses facettes, nous apportera un bonheur intense au lieu de nous précipiter vers les affres du tourment …

            Mais revenons à la légèreté de ce conte… 

 

Extrait : 

            « Le nom féminin « maison » pousse la porte, précédé de « la », son article à clochette.

            -Bonjour, je me trouve un peu simple, j’aimerais m’étoffer.

            -Nous avons tout ce qu’il vous faut dans nos rayons, dit le directeur en se frottant déjà les mains à l’idée de la bonne affaire. 

            Le nom  «  maison » commence ses essayages. Que de perplexité ! Comme la décision est difficile ! Cet adjectif-là plutôt que celui-ci ? La maison se tâte. Le choix est si vaste. Maison  « bleue », maison « haute », maison « fortifiée », maison « alsacienne », maison « familiale », maison « fleurie » ? Les adjectifs tournent autour de la maison  cliente  avec des mines de séducteur, pour se faire adopter. 

            Après deux heures de cette drôle de danse, la maison ressortit avec le qualificatif qui lui plaisait le mieux : « hanté »…. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Liliane
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Mardi 14 août 2007

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La révolte des accents

Erik Orsenna

Stock 136 p.

            L'intrépide Jeanne de "La grammaire est une chanson douce" et des "Chevaliers du subjonctif" est devenue gardienne de phare, le temps d'un job d'été. On connaît sa curiosité innée! Délaissant l'observation de l'horizon, c'est vers le port où il se passe des choses bizarres que se tourne son regard ... ce qui va finalement l'emmener très loin du port à la recherche des accents disparus.
Délicieusement écrit et très joliment illustré. 
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La poésie se niche à chaque coin de page. On découvre aussi les subtilités des langues d'ailleurs......Oui...moi aussi, en y réfléchissant bien, j'ai contribué à cette "révolte" et souhaité parfois, en pestant, avoir un clavier d'ordinateur Anglais !
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Extrait:
           "J'ai d'abord cru à des insectes du genre libellule, en plus long, plus pointu, plus rigide. Elles se sont mises à voler, à toute vitesse, dans la pièce ronde. Elles se heurtaient à la lanterne. Elles devenaient dangereuses. Oscar grognait de peur. Evidemment, elles voulaient sortir. J'ai ouvert la fenêtre. Elles se sont échappées. Elles n'ont pas hésité longtemps. Ont piqué vers l'Ouest, vers l'Inde. Comme si elles me montraient le chemin..."
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Par Liliane
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